SMart BE
Accès direct au contenu Accès direct à la navigation

La Suisse, étonnamment différente

Il suffit de se rendre en Suisse pour découvrir un pays où les principales chaînes de supermarchés ne sont pas Carrefour, Aldi ou Lidl, mais bien Migros et Coop. C’est d’ailleurs en Suisse que se vendent le plus de produits bios, régionaux et équitables. Dans ce pays, de nombreux articles affichant un label social ou écologique remportent les plus grandes parts de marché. Tout cela est lié au cap très particulier que les chaînes de supermarchés coopératives Coop et Migros veulent suivre et suivent réellement, ainsi qu’à leur pouvoir incroyable, à un tel point que Carrefour mord la poussière et qu’Aldi et Lidl font marche arrière.

La réussite de la banque Desjardins

Alphonse Desjardins a découvert l’exemple de la réussite des banques populaires en Europe, et il est parvenu à lancer une dynamique similaire dans sa ville natale, au Québec. Vous pensez que les choses ont progressé lentement par le passé ? Vous avez tout faux. Le 6 décembre 1900, ils fondaient leur banque coopérative, qui a ouvert ses portes le 23 janvier, à peine un mois et demi plus tard. Aujourd’hui, Desjardins compte 400 coopératives de crédit locales, ce qui correspond à des banques coopératives locales, qui rassemblent pas moins de 5,6 millions de membres. Cette coopérative est devenue la plus grande institution financière du Québec, et la sixième plus grande du Canada.

Mondragon, dirigé par les travailleurs

Dans des conditions difficiles, avec un arrêt forcé d’une grande coopérative, les plus de 120 coopératives de Mondragon créent encore plus de 80.000 emplois aujourd’hui. Il s’agit souvent de technologie de pointe, de production et d’exportation dans le monde entier. Le chômage y est étonnamment bas alors que l’Espagne est fortement touchée par la crise. De plus, tout est dirigé par les travailleurs. Un collaborateur paie en moyenne 15.000 € de capital pour entrer dans sa coopérative. Les travailleurs prévoient leur propre capital, la clé de contrôle de leur entreprise. Cela justifie un intérêt croissant de nombreuses régions.

Les 43.000 coopérants d’Ecopower misent sur l’énergie renouvelable

Dirk Vansintjan, Relinde Baeten, Jim Williame, et par la suite Karel Derveaux et d’autres ont été et sont toujours les coopérants les plus actifs, qui écrivent l’histoire d’Ecopower. Née en 1991 du besoin accru de production d’énergie renouvelable, l’attention s’est d’abord tournée vers les petites centrales hydroélectriques. Au tournant du millénaire, Ecopower s’est mis à travailler d’arrache-pied à la construction de quelques éoliennes à Eeklo. Dès lors, les rangs de coopérants n’ont cessé de grossir, de même que ceux des clients pour une électricité durable. Fin 2012, Ecopower comptait déjà 43.308 coopérants.

NewB : un départ sur les chapeaux de roue

NewB, une initiative visant à créer une nouvelle banque coopérative en Belgique, a charmé 10.000 coopérants en 48 heures en mars 2013, et plus de 20.000 en 96 heures. Un départ de rêve, sur les chapeaux de roue, qui a surpris tout le monde, initiateurs compris. Cela illustre surtout combien sont nombreux celles et ceux, dans la société, qui souhaitent de véritables alternatives, afin de reprendre le contrôle de l’argent dans le but de créer une économie durable et une société agréable. Restait à la coopérative NewB à prouver qu’elle pouvait y arriver.
Trois ans plus tard, les banquiers de NewB n’ont pas pu transformer cette grande réussite sociale en résultats. Il n’y a aucune perspective de banque. La carte de paiement annoncée est attendue depuis près d’un an, et en février 2016, toujours rien. À ce jour, NewB ne propose aucun produit ou service financier, sans parler de produit rentable. Il est grand temps de renoncer aux attentes créées.

Sointula chérit cette utopie depuis plus d’un siècle

En 1901, quelques migrants finlandais ont quitté la rude vie minière de l’île de Vancouver pour créer une communauté socialiste utopique sur l’une des nombreuses îles alentours. Ils ont baptisé leur village Sointula. La communauté n’a pas survécu, mais l’utopie bien. Le magasin coopératif Sointula, fondé en 1909, existe toujours plus d’un siècle après. Ce magasin est le premier que voit le visiteur lorsqu’il débarque du ferry. En septembre 2013, ils ont organisé la conférence Culture Shock : Utopian Dreams, Hard Realities (Choc culturel : rêves utopiques, dures réalités) sur leur île.
Emilie-Romagne, des coopératives incroyablement fortes
Au cours de ces trois dernières décennies, l’inégalité a explosé. Or, il s’avère que les coopératives sont le meilleur instrument pour lutter contre l’inégalité. La région d’Emilie-Romagne compte de très nombreuses coopératives qui, ensemble, réalisent 30 % du produit économique régional. La comparaison avec la Lombardie, une région qui compte nettement moins de coopératives, montre que l’inégalité est bien moins marquée en Emilie-Romagne.

Economie et culture

Lorsque vous entrez dans le musée d’art moderne de Zurich, croyez-le ou non, mais vous entrez chez Migros. Et ce, grâce au pour cent culturel de cette chaîne de magasins coopérative, qui en 2011 pesait 117,60 millions de francs suisses, une somme consacrée à toutes sortes d’activités culturelles, de formation et sociales.

Lorsque l’entrepreneur classique découvre la coopérative

À la mi-octobre 2013, j’ai reçu un e-mail d’un entrepreneur en construction. Il voulait des conseils pour transformer son entreprise en coopérative. Je l’ai appelé pour l’aiguiller. Il a mûrement réfléchi, et compris que ce ne serait pas simple. Mais il veut absolument un plus grand engagement de ses travailleurs. En tant que journaliste pour la télévision, j’ai très vite eu envie de faire un reportage sur la transformation d’une entreprise privée en une coopérative. À suivre, peut-être. Et à vous de voir, à ce moment-là.

SMart : une transition futée en coopérative

Depuis 1998, SMart se consacre à l’amélioration des conditions de travail des artistes et des personnes actives dans le secteur créatif et en dehors. Et c’est un franc succès, car l’organisation compte 62.000 membres en Belgique et a essaimé dans huit pays européens. Son fonctionnement est très coopératif. Il est toutefois curieux de voir qu’en fait, SMart est effectivement une coopérative partout, sauf dans son pays d’origine. Mais l’ambition d’une transformation en coopérative à la mi-2016 en Belgique est bel est bien présente.

P.-S.

Rédacteur en chef PALA.be & auteur de Coöperaties. Hoe heroveren we de economie ?

Pour de plus amples informations sur le livre et pour le commander – www.pala.be

Pour l’introduction du livre - consultez
http://www.pala.be/nl/artikel/wie-verandering-beoogt-moet-mensen-uitdagen

Autres ouvrages et DVD - http://www.pala.be/nl/artikel/dirk-barrez-boeken-en-dvds

Nombre de visites:

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ? Se connecter
Votre message
Mots-clés :

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document