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Des membres des 3 groupes de travail "Devenir une coopérative, pour qui et avec qui ?", "Une entreprise partagée et participative : est-ce bien réaliste  ?" et "Créer et développer son activité : comment ? Avec quels outils ?" se sont rendus à Lille ce 25 janvier 2016 afin d’y visiter le bureau de La Grappe qui abrite le projet Initiatives et Cités, également gestionnaire du lieu.

Retour sur ce qu’il y ont découvert.

Initiatives et Cités :
Historique
Coopérative fondée il y a cinq ans par dix entreprises, dont SMart et Grands Ensembles.
Pour se développer ces entreprises avaient besoin d’avoir accès à des services qu’elles n’avaient pas les moyens de se payer individuellement. Le choix de la coopérative permettait d’afficher un statut d’entreprise commerciale, dont les parties prenantes sont solidaires entre elles et s’engagent dans le capital. Le fait de se regrouper permettait aussi d’avoir plus de poids dans certains secteurs d’activité.

Points communs des entreprises fondatrices :

- Elles relevaient de l’économie sociale et solidaire, dont les valeurs étaient bien ancrées dans leurs pratiques. Elles n’avaient cependant pas toutes le même statut (association, scrl, etc.)
Elles avaient beaucoup de clients communs, en particulier les collectivités et les associations, pour leurs activités de conseil et d’accompagnements de projets, accompagnements tant individuels que collectifs.
Elles étaient centrées sur l’information et la formation, avec un fort ancrage territorial.
Toutes de taille plutôt petite (SMart France était la plus grande). Leurs dirigeants étaient confrontés aux mêmes types de situations, en particulier l’obligation de cumuler un travail de responsable RH, commercial, management, etc.)
Un regroupement entre pairs permet de poursuivre l’activité économique en se concentrant sur le développement de son entreprise.

Vue d’ensemble :

Présentation des 22 entreprises qui composent Initiatives et Cité :
Il faut noter que la Grappe se situe en plein centre-ville, à deux pas de la mairie, du métro, de la gare Lille-Flandre. L’implantation est importante pour une accessibilité maximale et l’utilisation de moyens de transports doux.

Trois axes de travail :
- Apporter des outils de gestion des ressources humaines
- Favoriser le développement commercial des entreprises membres. Ensemble, elles peuvent gagner des marchés publics qu’elles ne pourraient gagner seules. I& C peut monter une équipe pluridisciplinaire issue de différentes entreprises pour répondre à un appel d’offre. Le chiffre d’affaires global d’I&C voisine les 25 000 000 d’euros, ce qui offre un caractère rassurant, tout comme les 400 emplois que la coopérative représente. Une trop petite structure pourrait au contraire engendrer de la méfiance. Par exemple, pour l’événement de clôture de festival « Nos quartiers d’été », I&C a gagné le marché. SMart FR faisait partie des entreprises rassemblées par I&C ; ses membres ont travaillé pour ce festival. Le label I&C peur constituer une marque intéressante pour les projets centrés sur la coopération économique.

Favoriser la mutualisation de moyens Economies d’échelle tous azimuts, internet, téléphonie, outil de veille des marchés publics…

Les questions qui se posent auprès des participants :

- Comment se passe la concurrence ? Au départ, les partenaires étaient méfiants : "Si I&C accueille des concurrents, nous on s’en va", disaient certains. Or, à l’usage, ils se sont aperçus que même avec de la concurrence, il était préférable pour eux de rester. On peut notamment répondre à des appels d’offre en mettant ensemble plusieurs entreprises de I&C. Parallèlement, deux entreprises d’ I&C peuvent chacune s’associer à une entreprise extérieure pour un appel d’offre, si cette formule présente plus de chances de l’emporter. Dans la pratique, les entreprises apparaissent plus souvent complémentaires que vraiment concurrentes.

Les collaborations ?
Les équipes des diverses entreprises sont autonomes mais il y a entre elles une certaine porosité, rendue possible par le fait de travailler dans un même lieu. Le rapport est très organique et quotidien. Assez naturellement, si on cherche des collaborateurs pour un projet, on explore d’abord son réseau proche, surtout étant donné le manque de temps généralement disponible pour les appels d’offre.
Grands Ensembles fait aussi du chiffre avec d’autres entreprises d’Initiatives et Cité. Il en va de même pour chaque entreprise.
Une des entreprises de la Grappe en grande difficulté a été sauvée grâce à I&C, moyennant une perte d’emploi limitée (3 postes sauvegardés sur les 5 existants).

Le modèle économique ?
Pour le lieu, Initiatives et Cité a signé le bail et amené les investissements.
Prélèvement de 4% sur la location, de 6 % sur toutes les activités de coopération. Le bordereau fait office de preuve comptable.

Et ça fonctionne ?
Il s’agit d’un modèle expérimental qui se co-construit tous les jours. La confiance est primordiale. La logique de constitution de I&C est différente de celle qui a présidé développement de SMart. Ici, on a un regroupement de structures commerciales qui a produit des effets phénoménaux sur la capacité d’activité des membres. Cette structure n’a pas d’équivalent en Belgique. Elle peut représenter une voie intéressante pour des petites entreprises d’ économie sociale.
Les nouvelles entreprises qui souhaitent adhérer à I&C doivent être acceptées à l’unanimité. Il arrive donc que des entreprises soient refusées.
I&C a continué à générer de l’emploi, malgré la crise, mais il est difficile de mesurer objectivement l’évolution.

Et comment se passe la gouvernance ?
Le PDG d’I&C est Sandrino Graceffa. Caroline Senez, gérante d’EXtraCité, est sa Directrice générale. C’est le président quoi convoque le CA. Dans le CA, une entreprise = une voix. Les travailleurs des entités font partie de l’AG, qui accueille aussi différents partenaires. Mais une grande partie de la stratégie repose sur la vie quotidienne, que gère I&C.

Et demain ? Perspective de changer de statut pour devenir une SCIC, Société coopérative d’intérêt collectif, qui permettrait d’accueillir une structure publique.

La Grappe
Le lieu est occupé depuis 2013. Le rassemblement des entreprises au sein de la Grappe a fait évoluer les choses, il a notamment suscité le besoin d’une formalisation plus importante des relations entre occupants.

La Grappe, un lieu où l’on ne se regroupe pas en vain. Il permet le contact, des services communs, une économie d’échelle.
La gestion de l’immeuble est assurée par I&C ce qui permet aux occupants de se recentrer sur son activité principale sans être encombré par l’intendance.
Le lieu est une vitrine et un espace de travail qui devient un espace de référence de l’économie sociale.
Des entreprises y ont leur siège. 4oo travailleurs pour l’ensemble des entreprises. De 200 à 20 visiteurs par jour.
Le 4e étage rassemble les espaces communs (accueil, cantine, salles de réunion, grand espace de coworking accessible au public, qui peut accueillir expos ou concerts).

Visuels A voir : clip de présentation de La Grappe

Et ’ambiance attentive du jour : voir ici

Etaient présents ce jour-là :

Coordinateurs de groupe et administrateurs référents :
Sophie Bodarwé, Frisia Donders, Nele Roskam
Pierre D’Haenens, Fabien Glineur, Julek Jurowicz, Nicolas Wallet

o Membres /Leden :
Christopher Daley (cinéma documentaire)
Marie Carracedo (customisation de meubles)
Roland Pauwels, photographe de rue
Claire Plisnier illustratrice, cours de langues, piano, etc.
Samir Willems, plasticien,
Laurent Becquaert, plasticien
Marie-Laure Lule, consultante,

o Donneurs d’ordre :
Gérard Fourrez
Greg Pascon (C4, Donneur d’ordre)

o Permanents
Thomas Blondeel, conseiller
Astrid Marlière, conseillère
Sélim Gharbi, conseiller
Ingrid Inghelram, comptable
Hélène Davreux, conseillère
Véronique Van der Wielen, conseillère et plasticienne
Sonia Kenis, conseillère
Sophie Van Nuffel, conseillère
Sarah de Heusch, développement européen

o Partenaires :
Benoît Lewyllie, directeur de SMart France et Grands Ensemble, participant du workshop sur les publics.
Elena Fernandes : directrice Initiative et Cité
Benoît Cardon : accompagnateur Grands ensembles
Benoît : chargé de développement
Nicolas Wallet intervenait également en tant que Directeur Général
Président du Conseil d’Administration de Grands Ensembles, structure coopérative dont fait partie SMart France et dont le siège est également établi à la Grappe.

o Participants externes/ observateur :

Denis Meyers, dessinateur, croque-vivants (et membre SMart)

• Rédacteur/Redacteur :
Carmelo Virone

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