SMart BE
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Le groupe s’est rendu à Lille pour y visiter La Grappe. Voir le compte-rendu de la journée ici.
Nous y avons mené notre 4ème réunion dont voici le compte-rendu.

Comment et avec qui travailler ? Les partenaires

Benoit Lewyllie nous a présenté quelques différences notoires entre SMart France et Grands Ensemble notamment au niveau de la question des rassemblements de ses membres et des liens avec les partenaires.

Chez Grands Ensemble comme chez SMart, les utilisateurs sont partenaires et travaillent ensemble. On voit ça également en Belgique via notamment les transferts de budgets entre activité, qui correspondent à de la facturation interne.
Des temps d’échange, d’information et de travail sont organisés mensuellement chez Grands Ensemble (tous les 12 du mois), cela est rendu possible grâce au territoire aujourd’hui limité au Nord-Pas-de-Calais-Picardie et au nombre de ses membres (voir ici).
Certains secteurs, chez Grands Ensmble, ont créé leur propre marque avec une charte commune.

En France, SMart, dans chacun de ses bureaux (10 aujourd’hui) est intégré dans un ensemble de services liés aux partenaires locaux. Un autre exemple de lieu où les partenaires se rencontrent sont les collèges dirigeants de SMart. En effet, nous n’avons pas à faire à un collège unique mais bien à plusieurs collèges qui se côtoient : les utilisateurs (membres et donneurs d’ordre), les travailleurs permanents, les institutionnels, les partenaires opérationnels et enfin les partenaires financiers. Cette diversité de profils travaillent ensemble sur un projet commun.

En Belgique, on témoigne de liens avec certains partenaires. Certains informels, par exemple avec JobYourself où on remarque que certains membres arrivent chez SMart après la formation chez JobYourself et ne souhaitent pas devenir indépendant. Marie témoigne du fait qu’elle a trouvé pas mal de formations intéressantes chez ALPI qui l’aident dans son parcours chez SMart.
D’autres partenariats avec des services de formations sont en cours également en Belgique, de manière formelle ou d’autre plus informellement selon les régions (consulter les conseillers ou voir ici).

Reprise des discussions des nouveaux modes de travail et des nouveaux modèles économiques

On entend souvent dire que SMart contribue à la fin du CDI et remet ainsi en cause le droit du travail. Pourtant dès lors qu’on interroge les utilisateurs eux-mêmes notamment, on constate que ceux-ci voient en SMart un modèle inéluctable. La société évolue et ses besoins également, on n’est plus dans le même modèle. Lors de cette quatrième réunion de travail, le groupe en est intrinsèquement convaincu. Nous arrivons (et nous y sommes déjà depuis longtemps en fait) dans une ère où le contrat d’entrepreneur salarié ne se fait plus si simplement en CDD ou en CDI.
Voir l’article de Sarah : La protection sociale à portée de tous.

Aujourd’hui, on se doit de travailler dans l’application de la loi sur l’économie sociale et solidaire.
SMart apprend au futur entrepreneur à être autonome et à travailler dans un modèle collectif et solidaire.
A l’arrivée chez SMart, on est davantage sur la valorisation des compétences et du réseau et non plus sur volume de travail (critères de couveuses ou autres accompagnateurs d’activités). C’est une autre manière d’envisager le modèle économique. Et puisque l’important est (quand même) d’en vivre, le "travailler ensemble" est non seulement une solution porteuse de valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons tous mais aussi offre les moyens d’atteindre cet objectif (environnement solidaire, mutualisation, échanges, etc). On propose une autre façon d’envisager l’économie.

"Chacun, nous sommes des agents du devenir social" entend-on. Notre objectif est de soutenir la société en l’aidant à aller vers une situation plus simple, tout comme des centaines d’initiatives et d’associations en Europe. Cette évolution passe aussi par la collaboration avec des structures qui partagent cette vision (partenariats) et aussi par une oreille attentive des pouvoirs publics.

Si on reprend l’exemple de Uber ("économie collaborative"), il est intéressant de (re)voir les objectifs de départ du projet, au-delà de ses valeurs et de son modèle économique (qui, lui, est critiquable). Uber a mis en lumière un système défaillant et a proposé une alternative. Il serait (sera) intéressant d’observer l’évolution de son modèle économique et d’en dégager un réel projet sociétal, c’est-à-dire dès le moment où le projet appartiendra à ses utilisateurs et non à des "entrepreneurs qui capitalisent" en amont.

De là, se pose la question des "abus" et de ce qu’on pourrait considérer comme une "mauvaise utilisation" de l’outil. SMart doit définir ce qu’est la responsabilité chez SMart et tout membre doit clairement utiliser les services en toute connaissance de cause et en parfaite connaissance des outils. "On doit ouvrir à tous en respectant le choix de chacun", dit Marie.

L’accompagnement des porteurs de projet

Lorsqu’on aborde la question de l’accueil des utilisateurs des services chez SMart, se pose immanquablement la question de l’accompagnement des porteurs de projets.
Dès la première réunion, nous avions abordé la question de la formation des conseillers SMart pour accompagner au mieux les porteurs de projets. Les conseillers sont là pour poser les bonnes questions, voir ce qu’il y a moyen de faire pour répondre à la demande et ainsi dynamiser le projet des membres. SMart doit absolument passer de accompagnateur administratif à accompagnateur économique.

La mise en réseau : proposer des espaces de travail

Se pose également la question de la spécialisation de l’accompagnement. Pourquoi ne pas faire de SMart non pas une structure massive et uniforme, mais bien un lieu où se développe des ramifications, des grappes. Cela pourrait être encore une autre vision d’un environnement solidaire.

Réunir dans des lieux communs, des gens avec des activités connexes ou concurrentielles crée des dynamiques profitable tant au niveau humain qu’économique. Des activités peuvent se rapprocher, collaborer. On observe un un effet de contagion de la dynamique. Rapprocher des activités dans un même lieu donne des résultats stupéfiants. Il est important aujourd’hui d’aller vers des espaces et favoriser la gestion de lieux collectifs. C’est pourquoi SMart propose de plus en plus des Créative Spots dans les villes où elle accueille ses membres.
Julek parle notamment de l’espace V22 à Londres, qui est un espace qui a nécessité d’importants investissements privés mais dans son évolution, on voit que des artistes peuvent acquérir des parts dans la structure grâce à leur travail.

Nous avons aussi parlé des donneurs d’ordre (DO)

On sait que SMart ne s’est jamais réellement tourné vers les DO. Or, on se rend bien compte que nous avons de nombreuses possibilités pour les servir mieux. On parle d’emploi partagés, ce qui pourrait favoriser le travail continu et performant (pour ceux qui le souhaitent bien sûr). SMart, un regroupement d’employeurs ?. SMart a effectivement les données suffisantes pour organiser ce type d’offre, elle peut regrouper des DO et ainsi créer des réseaux.

Et des nouveaux métiers

Une catégorie de DO est relativement sensible à la sécurisation du parcours professionnel des jeunes travailleurs. Ceux-ci sont par nature, extrêmement fragilisés aujourd’hui, tout d’abord à cause du cadre social dans lequel ils se trouvent au début de leur carrière, mais aussi parce qu’ils développent des nouveaux métiers qu’ils doivent créer et défendre. Ces jeunes représentent la génération qui va créer SA nouvelle activité. Cette phase de démarrage est extrêmement fragile et SMart peut (doit !) intervenir pour les soutenir tout particulièrement. On reprend l’idée de spécialisation et de veille : SMart doit être continuellement au fait de l’évolution des activités. On parle réellement d’insertion au sens classique du terme. SMart a ainsi la possibilité de devenir un hub par rapport aux multiples possibilités d’emploi et par rapport aux multiples réseaux des jeunes et nouveaux métiers.
Cet argument, ainsi que le développement d’un réel accompagnement économique est une réelle force pour les DO.
La force de SMart c’est également l’offre différente située au niveau de l’investissement : SMart offre cet investissement (en terme d’infrastructure, d’outils, de services). Ca n’est pas le membre qui est obligé d’investir seul, il est accueilli dans un environnement sécurisé mais aussi stable.

Le mot de la fin

"C’est trop facile d’accuser ceux qui proposent des solutions."
Dont acte.

Etaient présents ce jour-là

o Coordinateurs de groupe et administrateurs référents :
Sophie Bodarwé, Julek Jurowicz

o Membres /Leden :
Christopher Daley (cinéma documentaire)
Marie Carracedo (customisation de meubles)
Roland Pauwels, photographe de rue

o Donneurs d’ordre :
Greg Pascon (C4, Donneur d’ordre)

o Permanents
Astrid Marlière, conseillère
Ingrid Inghelram, comptable
Hélène Davreux, conseillère
Véronique Van der Wielen, conseillère et plasticienne
Sarah de Heusch, développement européen

o Partenaires :
Benoît Lewyllie, directeur de SMart France et Grands Ensemble, participant du workshop sur les publics.

o Rédaction :
Véronique Van der Wielen

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