SMart BE
Accès direct au contenu Accès direct à la navigation

Introduction : Présentation de Auvicom et de BESA (Belgian Event Supplier Association)

Pour cette troisème réunion, Bart Van Den Daele nous a accueilli à Halle, dans les locaux de Auvicom.
La société Auvicom est une entreprise familiale qui existe depuis 30 ans. Ils fournissent, en location ou par la vente, du matériel audio-visuel pour des particuliers ou pour des événements d’envergure. L’équipe comporte actuellement 27 personnes à temps plein et quelques personnes employées ponctuellement en freelance (notamment via SMart). L’intérêt de proposer à la fois de la location de matériel et de la vente permet d’être présent sur le marché tout au long de l’année (locations durant les festivals en été et ventes en fin d’année). Au départ ils étaient 3 dans la société : Bart et ses parents, puis ils ont assez rapidement demandé au frère de Bart de les rejoindre. Le directeur reconnait que chaque engagement a représenté des réflexions en terme de management. Depuis 4 ans l’équipe de responsables demande de plus en plus les avis des employés, divisés en groupes de travail. En effet, ce système est très intéressant dans une structure devenue trop grande pour qu’une seule personne voie seule les décisions à prendre dans son service. Le fait d’être une société familiale est à la fois une difficulté (la proximité), et à la fois un avantage en terme de capital fermé.

Auvicom est membre fondateur de la BESA - Belgian Event Supplier Association, dont Bart Van Den Vaele est le trésorier.
Cette association est née du constat de plusieurs fournisseurs du secteur événementiel d’un manque de règles communes concernant la sécurité, de formations sur le secteur, etc. En effet, le secteur de l’événementiel est relativement jeune, il s’est développé très fortement depuis les années 80 et très peu de réglementations ont été mises en place. Dès lors, ces fournisseurs avaient l’impression d’être des hors-la-loi (là, on a déjà trouvé un point commun avec SMart...). Plusieurs secteurs peuvent s’affilier à cette association : Décorateurs, RH, Accueil, Sécurité Catering, Infrastructures, etc. Au sein de la BESA, les membres sont répartis en plusieurs workshops pour faire évoluer les différents manquent à palier dans le secteur, évoqués plus haut (voir la liste des groupes de travail ici). D’autre part, la BESA fournit à ses membres entre autres services des formations, des conseils juridiques, des offres d’emploi, des informations commerciales sur le secteur ainsi que la mise en place d’un label de qualité. L’intérêt de cette association est une auto-organisation forte d’un secteur qui prend les devants en l’absence de réglementations et de cadre juridique adapté. En espérant que celui-ci se mette en place en fonction des réalités que la Fédération révèle bien sûr.

Lors de cette réunion, le groupe a abordé conjointement deux grands thèmes :

Parlons des secteurs. Quand est-il opportun de se rencontrer entre pairs et quand est-ce préférable de rencontrer d’autres métiers ?

Sur base du modèle de la BESA, on se rend compte que l’émergence d’intérêts communs entre des acteurs d’un même secteur, même s’ils sont concurrents dans certains cas, reste intéressant. En effet, au sein de la BESA, toutes les sociétés étaient des "criminelles" puisqu’elles travaillent dans un secteur où les règles n’existaient pas, leur intérêt commun était de mettre en place des lieux de réflexions et surtout des lieux où faire des propositions concrètes. L’avantage de faire partie d’un éco-système, c’est essentiellement de réfléchir à des problématiques communes. La question à se poser est "Quel est notre contenu commun ? Et comment traiter ce contenu ?"

Par ailleurs, lorsqu’on se parle de se réunir, qui qu’on soit, on se pose la question du comment se réunir ? Les donneurs d’ordre présents sont clairement en demande de lieux pour rencontrer (dans l’objectif de travailler) des prestataires. On parle de SMartAgora bien sûr. Un lieu qui devrait davantage être connu par toutes et tous.

L’intérêt de la masse, c’est-à-dire, de rassembler les secteurs, les donneurs d’ordre, les partenaires, les pays c’est d’avoir une force de frappe qui peut être extrêmement importante. On peut en arriver à faire baisser les prix. Dans l’histoire de SMart, on a observé (avec bonheur et pugnacité) que selon les étapes de croissance, on a obtenu de plus en plus d’influence et de cartes à jouer sur différents plans. On pense notamment à l’extension de l’assurance professionnelle à la vie privée, c’est quelque chose qui n’était pas inscrit dans la lois, c’est la force de la masse qui a permis la négociation avec nos assureurs. S’agrandir au niveau international permet également de s’éclairer sur différentes façons de faire.
Et là on reparle également de centrale d’achats, un projet qui n’a jamais pu réellement aboutir chez SMart car éminemment complexe et ambitieux. On se rend compte, dans le quotidien de SMart que des échanges économiques se font entre membres et clients mais la vision qu’on en a est extrêmement limitée ou partielle. Par exemple, la centralisation des bonnes affaires peut se faire en région dès lors qu’on a un outil promotionnel (cfr la newsletter de SMart Liège qui recense les prix offerts aux membres SMart > à consulter ici).

SMart n’est pas une association de "seuls" (comme les free-lancers généralement), nous devons valoriser cette collectivité.

Parlons de tous les acteurs qui gravitent autour de SMart. Partenaires, donneurs d’ordre, membres ? Comment les impliquer dans le projet SMart ? Doit-on renforcer les liens et si oui, comment ?

Dans son histoire, SMart a d’abord été une ASBL qui proposait des contrats. Cette ASBL a permis, via l’outil Activités, le développement de petites entreprises dont certaines sont devenues grandes. Aujourd’hui, nous comptons à peu près 75.000 utilisateurs européens et le double de donneurs d’ordre, d’où cette projection vers une coopérative européenne. Parallèlement, ces dernières années, on voit le champ de la précarité s’élargir. Aujourd’hui, on se pose la double question : Comment construire une communauté pour ce groupe de travailleurs autonomes ET précaires ? et Quelle place pouvons-nous et souhaitons-nous proposer aux donneurs d’ordres et quels sont les partenaires à mettre autour de la table ? En un mot, comment se réunit-on et pour quoi faire ?

On en profite pour poser directement la question aux donneurs d’ordres présents lors de cette réunion : Qu’est-ce qui pousserait les employeurs à intégrer SMart ? Où se trouve la plus-value pour eux ? Quels intérêts auriez-vous en commun avec nous ?

En France, SMart est déjà une coopérative avec plusieurs collèges selon qu’ils soient employés, employeurs, membres réunis par secteurs, etc. De là, découle naturellement la question des votes et prises de décision dans ce type de structure. Comment choisit-on les projets qu’on développe ? Comment détermine-t-on qu’une idée est bonne plutôt qu’une autre. Chez SMart, on fait l’aveu que jusqu’ici, on a fonctionné de façon totalement anarchique et empirique. C’était possible à une certaine taille d’avoir une vision d’ensemble sur les projets et de faire les choix en conséquence mais dès lors que la croissance a été plus forte que tout, c’est devenu beaucoup plus compliqué d’appréhender les choses globalement et ainsi prendre les décisions les plus opportunes (*). Le SMart in Progress est l’occasion de redéfinir ces fonctionnements.

On réfléchi en terme de relais, de représentants de groupes, de secteurs, de régions qui seraient chargés de faire le lien avec la structure et ainsi aider à la mise en place opérationnelle et/ou aux réflexions stratégiques. On imagine même que ces personnes auraient pour mission d’aller chercher des infos, d’interroger les secteurs, de challenger toutes les parties, etc.
Le système de portes-paroles peut fonctionner dans des structures relativement grandes et complexes. Nadège nous parle notamment de l’exemple des dockers du port d’Anvers qui travaillent très conjointement avec les syndicats qui les représentent auprès des entreprises.
Aujourd’hui, l’organe de représentation reste le conseil d’administration. Il y aura lieu de l’ouvrir au maximum dans le futur SMart. La question est de savoir avec qui ? (tiens, tiens, toujours notre sujet). On se rend bien compte, dans le groupe, que cette représentation doit avoir lieu et que celle-ci pourrait être valorisée (financièrement ? symboliquement ?).
SMart pourrait se faire accompagner par des universités pour la mise en place de ces fédérations ? De là, comment faire le lien avec l’opérationnel ?
Comment mutualiser, rassembler les énergies, faire circuler les informations et les propositions ? Une chose est claire : On doit enrichir notre propre terreau avec ce qui nous entoure.
A ce stade, il serait bon de s’enrichir ce qu’il se passe du côté du groupe qui travaille sur la gouvernance (à lire ici).

Nous concluons néanmoins sur l’importance primordiale de faire remonter les propositions/idées/questionnements des membres et acteurs de SMart vers la direction opérationnelle et les développements stratégiques.

La réunion s’est terminée autour de pizzas, on a parlé la bouche pleine mais on a continué à échanger.

(*) voir l’intéressante et étonnante présentation de l’histoire de SMart dans le deuxième PV du groupe "Modèle économique" >à lire ici

Personnes présentes

Date : 17/12/2015

Lieu : Auvicom, Suikerkaai 40d – Zone 3a - 1500 Halle

Rédacteurs : Astrid Marlière et Sophie Bodarwé (Smart)

Etaient présents :

Coordinateurs de groupe et administrateurs référents :
Serge Goldwicht – Membre du conseil d’administration et plasticien
Julek Jurowicz - Membre du conseil d’administration et fondateur de SMart
Sophie Bodarwé – Chargée de Développement Territorial - Smart

Membres :
RolandPauwels (Anvers) – Artiste théâtre de rue, photographe, graphiste
Christopher Daley (Bxl) - Audiovisuel, réalisateur

Donneur d’ordre :
Jacques Hanquet (Bxl) - Faciliti Event and Commercial Solutions

Partenaires :
Nadège Lorquet - ULg, Centre d’Economie Sociale

Employés SMart :
Astrid Marlière (Bxl) - Conseillère SMart
Ingrid Ingelrahm (Bxl) – Comptable SMart
Sarah de Heusch (Bx) - Chargée de projet SMart

Notre hôte : Bart Van Den Daele - Directeur de Auvicom
Encore merci à lui pour l’accueil et la découverte de la BESA

Nombre de visites:

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ? Se connecter
Votre message
Mots-clés :

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document