SMart BE
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Suite au vote du groupe et des résultats, nous proposons d’avancer sur 3 questions en sous-groupe :

1. Participation démocratique et gouvernance - Comment impliquer les coopérants ?
2. Comment concilier/traiter les intérêts divergents ?
3. Qui participe (au capital) et Pourquoi (à quoi cela sert-il de rentrer dans le capital ?)

Timing 45 min avec une synthèse de chaque sous-groupe qui viendra présenter cela en plénière.
Question : comment prendre en compte les réflexions du groupe modèle éco qui touche directement la question de la gouvernance ?

Un participant souligne l’importance de lire les pv des autres groupes et particulièrement ceux du groupe modèle économique. (Tous les PV sont accessibles via le blog)
Nicolas rappelle que dans un projet comme celui-ci, assez complexe, c’est au CA de faire la synthèse de l’ensemble de nos recommandations dans les différents groupes. Il faut accepter l’imperfection de notre démarche.

Information à propos des niveaux et domaines de participation – Frédérique Konstantatos

Proposition de Frédérique : définir un vocabulaire de base/outil de facilitation. Quand on parle de participation, c’est une manière de « mettre dans le coup »/d’impliquer les usagers.
Il y a 4 niveaux de participation :
1. Informer (avoir accès à l’information (littéralement mais aussi « rendre accessible, appréhendable ») pour être tenu au courant des décisions, en saisir les tenants et les aboutissants, à considérer comme base de toute compréhension et donc réflexion pour celui que l’on veut « participant ».)
2. Consulter (récolter un avis, sans s’engager nécessairement à en tenir compte)
3. Concerter (cad tenir compte de votre avis. C’est la posture du CA dans le processus en cours ici chez SMart).
4. Co-décider (décider ensemble).

Participer à quoi ? 3 domaines (pour chaque niveau) :
1. Stratégique (les grandes orientations, les évolutions majeures de l’entreprise)
2. Managérial (qui président à l’affectation des ressources humaines et financières)
3. Opérationnel (celles du quotidien et de l’exécution des tâches, qui vont des horaires à l’aménagement des locaux en passant par l’organisation de la production)

Participer c’est aussi :
-  Evaluer
-  Agir

Autre aspect essentiel : s’évaluer, s’ajuster et être transparent.

Discussion sur les 3 questions prioritaires

Le groupe aborde la question de la méthodologie : comment aborder les 3 questions ? Nous décidons de mettre 1 ou 2 permanents dans chaque sous-groupe (un employé SMart et une étudiante de l’ULB) et de faire tourner les participants pour que chacun puisse se pencher sur l’ensemble des questions.

Un rapporteur par groupe transmet la quintessence des débats :

Question 1 : Participation et implication par Séverine

1/Comment faire « vivre » la communauté ? Pluralité des profils des coopérants : peut-être que ces profils devraient être hiérarchisés. Tout le monde ne pourrait être coopérant.
Comment impliquer les coopérants ? Créer/adhérer à une vision commune, partager des valeurs (et les définir pour y adhérer) et redéfinir le projet dans sa dimension Politique.
2/Clarification du processus de participation : qui fait quoi, comment et avec quel objectif. La question de la formation des coopérants est posée.
3/L’information : nécessité de partage et d’écoute de toute forme d’info (satisfaction des membres notamment), créer des espaces, des entrées. A cet égard, on cite les outils de démocratie 2.0. : permettre au plus grand nombre d’y accéder. Est-ce possible de faire participer tout le monde ?
4/Le fonctionnement de l’organisation. Exemple de la BAF (Brussels Art Factory) : organisation, animation ? Pouvoir créer un esprit fédérateur qui coordonne, organise et anime.

Question 2 : Comment concilier/traiter les intérêts divergents par Dirk

1/Qu’est ce qui lie les coopérants ? Qu’est ce qui les rassemble ? C’est le travail au projet, l’entrepreneuriat salarié.
2/Comment concilier les intérêts différents ? Faut-il différentes catégories et comment pondérer ? Il faut plusieurs catégories de sociétaires. Il y a notamment les membres (travailleurs au projet essentiellement), les employés permanents et les donneurs d’ordre. Le poids doit poser sur les membres (les travailleurs au projet) car c’est pour eux que SMart existe : leur accorder par exemple minimum 50% de votes à l’AG et de représentants au CA). Certains ont aussi souligné l’importance d’impliquer les donneurs d’ordre. Ils sont tout aussi nombreux que les membres et il est important qu’ils adhérent au projet, à une charte, une éthique (notamment respect de barème de salaire).
Il reste des sous-questions à traiter, notamment comment sécuriser la coopérative et éviter les prises d’otage.

Question 3 : Qui participe (au capital) et Pourquoi (à quoi cela sert-il de rentrer au capital ?) par Sélim

1/Il y a une philosophie de SMart qui s’ouvre au plus grand nombre et à coût zéro au départ (tout le monde peut pousser la porte et suivre une session d’info).
Sur la question qui peut utiliser les outils ? Tout le monde.
2/Qui peut entrer dans le capital ? Les usagers et les non usagers (ex. Mécènes, investisseurs, etc.).
• Sur les permanents SMart : les nouveaux arrivés le seraient automatiquement, les anciens pourraient devenir coopérant sur base volontaire. Autre réflexion : on ne fait pas participer les permanents car il pourrait y avoir un conflit d’intérêt.
• Qui doit, qui peut ? Oui pour ouvrir le capital à tous mais sous certaines conditions (limitation de pouvoir, un homme/une voix).
• Pour attirer des coopérateurs à entrer au capital, on pourrait aussi imaginer un « package » : l’idée est d’avoir un retour selon leur participation et pourquoi pas des dividendes.
• Faut-il limiter les parts ? Non
• Faut-il garantir le capital ? Pas d’accord du groupe sur cette question.
• Doit/peut-on participer au capital ? Oui si on en est capable mais pas d’obligation.
• Certain pensent que tout le monde ne peut être admis au capital : limité aux entrepreneurs salariés (donc pas les employés, pas les DO).
• Quels montants de parts ? Pourrait-on imaginer l’acquisition d’une part autrement que par un capital ? Par le travail par exemple ? Dans la pratique, ce sont toujours des euros convertis en parts. Par contre, on peut faire des prélèvements pour les libérations des parts jusqu’à ce que le montant soit atteint. Ex. : Ecopower – donne ristourne pour les coopérants.

Le groupe n’a pas abordé les questions d’admission et d’exclusion des coopérants + les règles et obligations > Si on sait comment on le devient – en principe on sait comment on le perd.

Documents distribués : nouvelles questions + proposition d’Héléna

Actions suggérées :

  • Regarder des exemples concrets de modèles de gouvernance (par ex. Ecopower)
  • Développer un vocabulaire de base

Etaient présents :

Fabien GLINEUR (Plasticien, restaurateur de patrimoine, co-pilote du groupe et membre du CA), Dirk VERVENNE (Juriste SMart), Michel CISELET (SEDIMENTS CALCAIRES SPRL - restauration et création en stuc), Ariane DEGUELLE (Donneur d’ordre/Directrice d’une société commerciale - secteur de l’évènementiel), Nele ROSKAMS (Conseillère à la direction/Coordinatrice du workshop gouvernance SMart), Virginie CORDIER (Chargée de stratégies et de développement SMart), Séverine FOX (Responsable communication « Pour la Solidarité »), Claire PLISNIER (Membre SMart, professeure de langue et de musique), Helena RUIZ FABRA, EU AFFAIRS (consultante développement organisationnel et étudiante en « systems thinking »), François FLAMION (fraichement diplômé en Ressources Humaines, mémoire sur « La dynamique démocratique des entreprises sociales participatives », Frédérique KONSTANTATOS (coordinatrice plaidoyer & Communication SAW-B), Sélim GHARBI (Conseiller SMart), Tuur STERCKX (Conseiller SMart), Sophie VAN NUFFEL (conseillère SMart), Thomas BLONDEEL (Conseiller SMart), Rosa ROCHMAN (Adjointe à la direction opérationnelle SMart), Pauline ROSART , Elodie DUFOURET, Amandine DEQUEVY (Etudiantes en Master RH ULB – étude sur la transition de SMart en société coopérative et les changements dans la gouvernance), Nicolas WALLET (Directeur financier SMart).

Lieu : SMart, Rue E. Feron 70, 1060 BXL
Rédacteur : Virginie Cordier

P.-S.

Prochaines dates :

Mercredi 9 décembre, de 17h30 à 20h30
Jeudi 7 janvier, de 17h30 à 20h30

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1 Message

Super, vos sujets se recoupent avec ceux de notre groupe on dirait (SMart, pour qui, avec qui ? > http://blog.smartbe.be/spip.php?article7043)

Notamment, lorsque vous dites "Autre aspect essentiel : s’évaluer, s’ajuster et être transparent."
Chez nous, voici ce qu’on a préconisé : "Quoi qu’il en soit, SMart doit être dans un état permanent de réflexion, un brainstorming continu sur ses actions et ses outils (car tout va très vite dans la société aujourd’hui) et étudier son impact pour évoluer en concordance avec les besoins de ses utilisateurs. Cette réflexion (se basant sur la valeur de base de SMart) doit faire partie intégrante du fonctionnement SMart, impliquer les différentes parties prenantes de la smartosphère (membres, conseillers, DO, partenaires) ainsi qu’être acté régulièrement (AG annuelles). Voici l’une de nos premières réelles recommandations pour l’avenir de SMart."

Et pour la question 2 (Conciler/traiter les intérêts divergents), qu’en est-il des partenaires ?
On doit aussi s’interroger là-dessus de notre côté, on se raconte ok ?

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